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La méthode Feldenkrais améliorerait l’équilibre

28 janvier 2010 –

La méthode Feldenkrais, une approche d’éducation somatique, améliorerait l’équilibre et pourrait contribuer à réduire le risque de chute chez les personnes âgées. C’est ce qu’indiquent les résultats d’un essai clinique préliminaire(1), mené par des chercheurs américains auprès de 47 personnes âgées de plus de 65 ans (76 ans en moyenne).

Les participants ont été aléatoirement placés dans un groupe qui s’adonnait à 3 séances hebdomadaires de leçons de Feldenkrais de 1 heure chacune, durant 5 semaines, ou dans un groupe témoin où ils étaient inscrits sur une liste d’attente(2).

Selon les résultats, les sujets du groupe Feldenkrais ont amélioré de 15 % leur sens de l’équilibre entre le début et la fin de l’étude, tandis que ceux du groupe témoin ont accusé une baisse de 7 % à cet égard. Les chercheurs ont aussi observé une faible amélioration de la mobilité chez ceux qui ont participé aux leçons de Feldenkrais, comparé à une faible détérioration chez les sujets du groupe témoin.

De manière générale, la crainte de faire une chute a diminué de l’ordre de 25 % chez les participants du groupe actif tandis qu’elle est demeurée à peu près inchangée chez ceux de la liste d’attente.

Selon les chercheurs, la méthode Feldenkrais pourrait contribuer à réduire les chutes dans une population vieillissante. Ils soulignent que cette approche douce et non compétitive pourrait convenir aux personnes qui ne peuvent plus se livrer aux exercices physiques classiques ou qui n’ont pas d’intérêt pour les pratiques sportives.

 

Pierre Lefrançois – passeportsante.net

 

1) Ullmann G, Williams HG, et al. Effects of Feldenkrais Exercises on Balance, Mobility, Balance Confidence, and Gait Performance in Community-Dwelling Adults Age 65 and Older. J Altern Complement Med. 2010 Jan 13.

2) Au début et à la fin des 5 semaines d’essai, les 47 participants ont été soumis à divers tests permettant d’évaluer leur sens de l’équilibre, leur mobilité, leur degré de confiance en leurs capacités ambulatoires et l’ampleur de leur crainte de faire une chute.