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Moshe Feldenkrais  1904- 1984

Moshe Feldenkrais a crée sa méthode dans un processus vivant lié à plusieurs expériences personnelles.

Sa connaissance du judo – il écrira plusieurs livres sur le judo et sur la façon de l’enseigner-, ses connaissances scientifiques – comme physicien, mais aussi par ses observation d’enfants ( sa femme était pédiatre)-, sa curiosité et son inventivité , comme sa blessure vont le conduire à des questions d’ordre de pédagogique, de relation entre l’homme est son environnement, d’ordre biomécanique et neurophysiologique.

De ces questions, Moshe Feldenkrais créera un système ouvert pour permettre à toute personne de découvrir ses potentialités dans une intégration personnelle, là où elle en a besoin dans un accord entre ce que la personne fait, sent, imagine d’elle-même.

C’est entre 1942 et 1950 qu’il va développer la méthode d’abord comme séance individuelle, dans une relation à la personne par le toucher. Ben Gourion, à l’époque 1er ministre de l’état d’Israël, sera son élève de 1954 à 1957. Celui-ci l’incita à développer son travail. A partir des années 50 la méthode est enseignée en groupes.

En France Peter Brook le fit connaître, dans les années fin 60- début 70.

La méthode prendra son essor dans les années 70, 80 aux Etats-Unis. Développement tardif mais fructueux qui fait qu’aujourd’hui la méthode est enseignée dans le monde entier ; les formations de praticiens Feldenkrais suivent toutes les mêmes critères internationaux.

Feldenkrais a eu non seulement des intuitions qu’aujourd’hui les recherches en neurosciences confirment mais a eu le talent de créer un nombre impressionnant de séances où tout processus est indiqué pour retrouver un fonctionnement plus adéquat, plus disponible, plus libre s’adressant de façon spécifique pour permettre l’apprentissage, dans un respect de la personne au-delà de normes.

«  « Je pense que l’unité du corps et de l’esprit est une réalité objective. Il ne s’agit pas de deux parties plus ou moins reliées entre elles, mais d’un tout fonctionnellement inséparable. » Dit Moshe Feldenkrais. Dans cette unité, Feldenkrais attache à sa notion d’esprit la fonction consciente autant qu’inconsciente…Il désigna rapidement le système nerveux comme l’unique siège à la fois de ce lien entre corps et esprit, et du lien entre environnement et individu. Alors que tout le courant des somatiques s’est établi dans une approche globalisante du corps et de l’esprit, la démarche de Feldenkrais se singularise par la nécessité de localiser, nommer et désigner le système nerveux comme siège de la conscience, prônant une approche systémique qui anticipe sur les futurs neurosciences. » Extrait de Les sciences dans les écrits de Feldenkrais, Joanne Clavel, dans Penser les somatiques avec Feldenkrais, Politiques et esthétiques d’une pratique corporelle sous la direction d’Isabelle Ginot, éditions L’entretemps 2014

 

Head-Shoulder-11Il a écrit :

– Le cas Doris, édité par L’espace du temps présent

– L’Etre et la métrite du comportement, une étude sur l’anxiété, édité par L’espace du temps présent

– L’évidence en question, édité par L’inhabituel

– Energie et Bien-être par le mouvement, éditions Dangles

– La puissance du moi, réédité par Marabout

– ABC du judo, éditions Chiron

– Manuel pratique de jiu-jitsu, la défense du faible contre l’agresseur, éditions Chiron

 

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